pour les personnes handicapées de grande
dépendance
Compte rendu de l’action du 3 mars 2006 au Cabinet de Mme Gisèle Mandaila,
Secrétaire d’Etat Fédéral aux familles et aux personnes handicapées
Ce 3 mars a eu lieu le 7è sit in
organisé par le GAMP. Entre 35 et 40
personnes étaient présentes. La secrétaire d’Etat avait été avertie de notre
action mais, en mission a l’étranger, elle n’a pu à regret nous recevoir
personnellement et a délégué à cet effet M. Hughes Vlemincq,
directeur de cabinet .
D’emblée nous avons perçu dans son chef, une connaissance
approfondie du problème et du contenu de notre dossier. Notre objectif de sensibilisation était
atteint avant même que ne débute l’entretien, ce qui a placé le dialogue à un
tout autre niveau ; c’est ainsi que M. Vlemincq
a très vite mis l’accent sur deux évènements qui recevront l’appui de la
secrétaire d’Etat, à savoir :
Un colloque organisé par M. Alain Courtois, sénateur,
sensibilisé à la problématique de l’autisme et du handicap de grande dépendance
par un couple de parents – Mr. et Mme Schmitz-Beckers
- qui participent à nos sit-in. Ce
colloque aura lieu au Parlement Fédéral le 4 mai prochain. NDLR: Ce sera
l’occasion pour nous de nous faire entendre en présence des politiques, des
associations, des collectifs.
Une conférence interministérielle qui réunira en mai (date à
préciser) les différents niveaux de
pouvoirs (fédéral, communautaire, régional).
A l’ordre du jour de cette conférence Mme Mandaila
inscrira la situation des familles confrontées aux problèmes de grande
dépendance. En effet, la secrétaire d’Etat est très sensible non seulement au
manque de places d’hébergement mais aussi aux répercussions de cette
problématique en terme de "Famille". Elle a déjà approché certains de
ses collègues fédéraux, essentiellement le Ministre de la Santé Rudy Demotte et le
Ministre des Finances Didier Reynders, qui envisagent
d’autres mesures qui pourraient alléger les situations et qui seraient d’ordre
fiscal et social (congés, allocation, réduction de taxes, …). Nous avons attiré l'attention sur le fait que
ce type de mesures doivent effectivement être prises à court terme pour
soulager les familles, mais que le problème doit être pris en compte dans sa
globalité et des mesures structurelles à long terme doivent être étudiées et
mises en place afin de le résoudre. La secrétaire d’Etat espère amener le débat
sur un plan plus global, consciente que cette problématique dépasse le cadre
des régions et doit faire l’objet d’une réflexion concertée . La demande d’accord préalable de la
ministre compétence E. Huytebroeck n’ayant pas obtenu
de réponse, le cabinet initiera le sujet et alimentera par une note
d’introduction, la réflexion du groupe de travail préparatoire à cette
conférence. Nos réflexions et
revendications sont bien entendu les bienvenues.
Lors de
l’entretien, les parents ont eu l’occasion d’exprimer leur vécu, leurs
frustrations, leur désarroi face à l’inertie de certains politiques, l’impact
ravageur de cette problématique sur la cellule familiale, les relations
sociales, l’abandon forcé du travail, … .
Nous avons insisté pour que l’ampleur de la problématique
soit mesurée et que la Flandre et la
Wallonie soient associées à la réflexion.
M. Vlemincq à faire les constats
suivants :
-
Si le problème est aigu à Bruxelles, il touche aussi les
autres régions et dépasse leur cadre de compétence.
-
Si la COCOF et la région n’ont pas d’argent (et il ne faut
rien attendre avant 2007) ce n’est pas une raison pour ne pas chercher des
solutions ailleurs ; c’est trop facile de se retrancher derrière ce
constat.
-
Si le manque de financement procède d’une erreur au moment
du transfert des compétences lors de la régionalisation, il faut se rappeler
que depuis les accords de la Saint
Boniface, la Communauté Française a obtenu un refinancement. La question pourrait être donc revue. NDLR:
notre prochain sit-in se tiendra chez Mme la Ministre-Présidente
de la Communauté Française : Marie Arena.
-
Si les solutions à long terme pour la création de places
prendront du temps, rien n’empêche que d’autres solutions à court terme
puissent être envisagées, dont la convention nominative. Ce sera un des objectifs de la conférence
interministérielle.
-
Si le moratoire décidé par la région Wallonne empêche l’ouverture de places pour les Bruxellois,
le non respect de l’accord de coopération entre la région de Bruxelles et la
Wallonie doit être dénoncé.
-
Si le « saucissonnage » des compétences »
auquel les familles sont confrontées provient d’un problème institutionnel, il
faut tendre vers plus de cohérence et des accords de coopération, comme ceux
qui pourraient résulter de la conférence interministérielle, doivent être encouragés.
Nous
avons rappelé que l’acuité du problème va de pair avec le vieillissement de la
population et les progrès de la médecine. C’est un problème de société, de
choix et de priorités auquel les politiques ne peuvent se soustraire. L’Etat
fédéral est aussi concerné, l’idée de créer de petites cellules spécifiques au
sein des MRS et des MSP est à creuser.
M. Vlemincq s’est engagé :
-
A soutenir le colloque organisé le 4 mai au Parlement
fédéral.
-
A nous tenir au courant à propos de la préparation de la
conférence interministérielle et à nous indiquer quels seraient les partis à la
cause afin que nous puissions les informer de nos difficultés et
revendications.
L’entretien de ce jour nous conforte dans le bien fondé de
nos actions de sensibilisation. Nous mettons beaucoup d’espoir dans les mesures
qui pourraient être prises au terme de la conférence interministérielle et
remercions tout particulièrement M. Vlemincq pour son
écoute, son soutien et le relais qu’il fera
de cet entretien auprès de Madame Mandaila.
Rapporteur : Claire Borchgraeve
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