pour les personnes handicapées de
grande dépendance
Compte rendu de l’action du 4
août 2006 au siège du parti Ecolo
Même si nous étions moins nombreux pour notre 12ème
sit-in, en cause sans doute la pluie et les vacances, le
dynamisme des membres et sympathisants du GAMP qui, depuis bientôt un an
dénoncent publiquement le manque de places pour personnes handicapées de grande
dépendance, n’a pas été affecté. Nous avons été accueilli par Madame Isabelle
Durand, secrétaire fédérale et Madame Nicole Maréchal, ancienne Ministre de
l’Aide à la Jeunesse de la Communauté Française. Celles-ci ont excusé l’absence
de Madame Braeckman en vacances.
Très
informée de la problématique qui nous occupe, Mme Durand nous a assuré de
l’intérêt que porte son parti à ces questions qui relèvent partiellement de la
compétence de la Ministre Huytebroeck en charge, à
Bruxelles, de la politique du handicap aux collèges de la COCOF et de la COCOM.
Elle nous a aussi fait part du combat qu’a mené Ecolo pour le refinancement de
la Communauté Française et qu’il mène actuellement pour celui de la COCOF, et
nous a rappelé les actions menées Mr. Detienne,
Ministre des Affaires sociales au Gouvernement wallon lors de la précédente
législature.
Nous
avons rappelé les origines et les motivations de notre combat et exposé
plusieurs situations concrètes qui mettent en évidence l'acuité de la
question. Nous lui avons fait part de
nos craintes par rapport à certains blocages, projets Hoppa,
Condorcet …, mais aussi du fait qu’alors que tous les ministres compétents
avaient été alertés en vue du Gouvernement conjoint du 10 juillet, le sujet,
malgré de multiples promesses, avait été retiré de l’ordre du jour. Nous nous interrogeons sur la volonté politique à trouver des
solutions et à envisager une politique globale du handicap.
Quand
le débat aura-t-il lieu ? Nous tirons la sonnette d’alarme au nom des
familles qui vivent des situations dramatiques dans le silence.
C’est
toute une population fragilisée dont l’avenir mérite l’attention. Or la
situation est figée depuis plus de 10 ans, les données démographiques,
médicales et pathologiques, sociales, familiales et institutionnelles se sont
complètement modifiées.
Il
devient donc urgent de mettre autour de la table non seulement les différents
niveaux de pouvoirs concernés mais aussi, les administrations, les pouvoirs
organisateurs des institutions, les mutuelles …
Faire
du bricolage ne sert à rien, c’est une autre politique qu’il faut mettre en place
ainsi que des mécanismes de solidarité. C’est de la responsabilité du monde
politique.
Nous
avons épinglé l’ineptie en terme de politique globale de la prise en charge des
enfants handicapés durant leur jeunesse et de son abandon complet à leur majorité,
faute d’infrastructures adaptées, avec de lourdes conséquences en terme de
perte des acquis, de régressions, de placements dans des hôpitaux
psychiatriques (dont le coût financier est plus que doublé) et de retombées
humaines catastrophiques.
Nous
avons également signalé les risques de léser à nouveau les plus défavorisés
lors d’une renégociation avec le non marchand ainsi que les conséquences
du gel ou du non respect des accords de coopération Bruxelles/Wallonie mais
aussi avec la Communauté Française (IMP).
Quant
à la cellule de crise qui sera mise en place à Bruxelles, nous avons insisté
pour qu’elle ne se perde pas en préalables administratifs mais qu’elle soit
opérationnelle dans les plus brefs délais, ce qui paradoxalement suppose des places … qui
n’existent pas !.
Enfin, nous avons mis l’accent sur la nécessité d’avoir non seulement des institutions et des services adaptés mais aussi des infrastructures accessibles ainsi qu’un personnel formé et compétent, faute de quoi, places supplémentaires, court séjour, répit, BAP, convention nominative… seront inopérationnels car incapables d’accueillir ou de prendre en charge les personnes de grande dépendance et surtout en l’absence de budget.
Mme
Durand nous a répondu :
En
fin d’entretien Mme Durand nous a promis de veiller à ce que :
Enfin,
elle nous a suggéré de relancer les différents partis avant les élections par
le dépôt d’un mémorandum.
Mme
Maréchal quant à elle nous a assuré de son soutien, son passage au Gouvernement
de la Communauté Française lors de la précédente législature l’ayant placée au
cœur de ces problèmes.
Nous
avons remercié nos interlocutrices pour l’accueil qu’elles nous ont réservé et
insisté sur la bonne suite à assurer à nos revendications.
Pour
le GAMP :
Claire
Borchgraeve – 02 / 522.05.23 – 0473 / 86 43 34