Le Groupe d’Action qui dénonce le Manque de Places

pour les personnes handicapées de grande dépendance

 

 

Compte rendu de l’action du 10 janvier 2007 au Cabinet de Mme Françoise Dupuis,

Ministre du Collège de la COCOF et Secrétaire d’Etat à la Région de Bruxelles-Capitale en charge de l’Urbanisme et du Logement

 

 

Après la levée des résistances de l’huissier résultant d’un quiproquo, Mme Dupuis étant retenue par d’autres problèmes, la délégation du GAMP (une petite quinzaine) a été reçue par Mr. Bruno Vanleemputte, directeur de cabinet, et Mr. Robert Manchon.

 

Un an après notre sit-in chez Mme Dupuis, nous souhaitions en effet demander à cette dernière quelles réponses elle avait apportées aux promesses qu’elle nous avait faites lors de la rencontre du 6 janvier 2006.

A ces questions, Mr. Vanleemputte a répondu :

 

Pour la suite du débat concernant le projet HOPPA, seuls les initiés ont pu saisir toutes les arcanes qui émaillent ce dossier, par contre tous les participants ont pu comprendre que la multiplicité des parties à la cause, les blocages linguistiques et institutionnels, les perpétuelles remises en questions, les marchandages et globalisations, les intérêts divergeant illustrent l’imbroglio Bruxellois et seraient de nature à décourager les meilleurs s’il n’y avait la volonté des promoteurs de défendre ce projet envers et contre tout.

 

Si le directeur de Cabinet a évoqué les actions et pressions qui ont affaibli les représentants du cabinet dans les négociation avec la VGC, un des initiateurs du projet a fait remarquer qu’après 10 ans d’atermoiements, la pression est celle des parents qui ne supportent plus d’attendre.

Nous retiendrons des réponses données à nos questions qu’il conviendrait – idéalement - de départager deux dossiers qui sont actuellement associés : la sortie d’indivision du terrain de Berchem qui ne pose plus de problème (grâce entre autre à l’appui de Mr. Riguelle, Bourgmestre de la Commune) et le sort du terrain du CERIA qui – lui - pose problème.

 

Abordant un second point, se situant dans le champ des compétence de Mme Dupuis, les membres du GAMP ont souhaité que dans le cadre de la construction de logements sociaux, soient prévues des petites structures réservées aux personnes handicapées (comme cela se fait à Genval), à savoir des logements pour 4-5 personnes dont l’encadrement pourrait être pris en charge par la politique du handicap (cfr Hasselt).

 

A cette demande Monsieur Vanleemputte répond que si Madame Dupuis a la responsabilité de construire et rénover les logements pour personnes à revenus limités, elle n’a pas la responsabilité de développer des infrastructures communautaires. Il existe 35.000 logements sociaux à Bruxelles, ce chiffre devrait être porté à 43.000 par la construction de 5.000 logements supplémentaires. Si l’on sait qu ‘il y a entre 20 et 25.000 demandes, il est évident qu’on ne pourra répondre à la demande des familles des personnes handicapées. Un effort vis-à-vis des personnes handicapées est consenti car il y a des logements sociaux destinés à des personnes handicapées bénéficiant d’AVJ (Aides à la Vie Journalière), à savoir 13 à Evere, 12 à Molenbeek et 55 à Woluwé st. Lambert.

Le GAMP revient à la charge et demande que l’on puisse dédicacer des infrastructures, réserver un quota de logements adaptés au handicap de grande dépendance nécessitant un encadrement spécifique, envisager des solutions architecturales qui permettent une intégration dans le quartier et une proximité.

 

Mr. Vanleemputte répond une fois encore que cela n’est pas possible car :

 

Les membres du GAMP insistent : ne pourrait-on trouver une transversalité entre les compétences de Mmes Dupuis (Secrétaire d’Etat à l’Urbanisme et au Logement de la Région bruxelloise), Huytebroek (Ministre de la COCOF en charge de la politique des personnes handicapées), Onkelinx (Présidente de Beliris) ?  Et très déçus ils constatent :

 

C’est donc très déçus que nous avons quitté nos interlocuteurs, les remerciants de nous avoir reçus.

 

Rapporteur : Claire Borchgraeve