Après avoir remercié la presse et les membres du GAMP
présents, Monsieur Didier Gosuin, député bruxellois
(MR), a rappelé la motivation de cette proposition d’ordonnance visant à « Mobiliser
les réserves foncières bruxelloise au profit des infrastructures d’accueil et
de logement pour personnes handicapées » et a insisté sur le fait que
tous les partis politiques avaient été sensibilisés à cette problématique par
les sit-in du GAMP, et que tous étaient concernés, quelle que soit leur couleur
politique. Il s’agit en effet d’un problème de société.
Mr. Gosuin a rappelé en outre qu’il
avait été sollicité par les représentants des institutions Farra
Forêt et Farra Derby.
Ces institutions subsidiées par la COCOF seront contraintes de déménager
à partir de 2018 et sont donc à la recherche dès maintenant de nouveaux locaux
ou de terrains à bâtir.
Se réjouissant de l’appui de ses collègues, Mr. Gosuin a redit son espoir d’obtenir l’unanimité des
formations démocratiques, la liste restant ouverte à d’autres signataires.
Monsieur Rudy Vervoort (PS) a
précisé qu’il avait voulu dépasser les jeu parlementaire opposition/majorité et
que les promoteurs du projet d’ordonnance voulaient donner un signal fort, car
trop souvent l’on passe à côté des problèmes graves qui ne sont pas pris en
compte, l’intérêt se portant davantage sur les crèches, les écoles ….
Monsieur Denis Grimberghs (cdH) a
rappelé que la question avait été soulevée lors du sit-in du GAMP au siège de
son parti et qu‘il avait dès lors souscrit rapidement à cette proposition,
soulignant que celle-ci pouvait induire dans le chef des opérateurs privés, des
initiatives de « développeurs de zones ».
Monsieur Yaron Pesztat
(Ecolo) s’est réjouit de la réflexion appréhendant des nouveaux besoins sociaux
et d’une réponse potentielle en terme urbanistique, rappelant que la Région bruxelloiss devait avoir une réflexion du point de vue du
développement d’une politique foncière avec une maîtrise qui reste publique.
Mme Cinzia Agoni, au nom du GAMP a remercié les 4
parlementaires de formation politique différente et a souhaité que d’autres
initiatives voient le jour pour venir en aide aux familles des personnes handicapées
de grande dépendance.
Elle a insisté sur l’urgence présente dans certaines
familles qui connaissent des situations dramatiques « dont on ne parle
pas », assimilant la situation que connaît la Région Bruxelloise en
matière d’aide aux handicapés de grande dépendance à un état de « non
assistance à personne en danger ».
Elle a également relevé qu’il n’est pas normal que le
poids du handicap repose sur les fratries qui consentent d’énormes sacrifices
et que par ailleurs, le placement par défaut en institution psychiatrique n’est
pas tolérable.
Rappelant une fois encore les besoins d’infrastructures elle
a plaidé également pour le respect des droits des personnes handicapées, droit
à une vie digne, à un chez soi, à l’intégration dans la société et dans un
milieu de vie approprié, formulant l’espoir que le Gouvernement Bruxellois se
penche non seulement sur l’ouverture de places mais aussi sur les besoins
d’encadrement adapté.
Avant de répondre aux questions, Mr. Gosuin
a expliqué pourquoi il s’agissait bien d’une affaire régionale, et non
communautaire. La Région est en effet compétente pour fixer des prescriptions
en faveur des personnes handicapées, aussi bien en matière de règlement
régional d’urbanisme, que de plan régional d’affectation du sol, de plan
régional de développement, ainsi que de logement social.
Les questions ont essentiellement porté sur :
-
Le nombre de personnes en attente de place : Madame Kempeneers, Présidente de l’Observatoire bruxellois pour
l’accueil et l’accompagnement de la personne handicapée, signale, sur base
d’une enquête réalisée par l'Observatoire, que 190 demandes différentes ont été
répertoriées mais qu’un nombre important de demandes reste inconnu. En effet, sachant qu’il n’y a pas de places
disponibles à Bruxelles, beaucoup de parents ne font même plus la démarche de
s’adresser aux institutions existantes ou à la COCOF.
-
La distance entre l’urgence dénoncée et les perspectives
urbanistiques à 10 ans : l’ordonnance crée un droit urbanistique et donne
une assurance à long terme, elle crée des obligations politiques, mais ne peut
répondre aux situations d’urgence.
En terminant Madame Agoni a rappelé une fois encore
l’impérieuse nécessité d’un refinancement de la COCOF et d’une implication du Fédéral
dans cette problématique.
Rapporteur : Claire Borchgraeve
02 / 522.05.23