Compte rendu de la Conférence de presse du 7 mars 2007 organisée

au Parlement Bruxellois par Mr. Didier Gosuin, député bruxellois

 

 

Après avoir remercié la presse et les membres du GAMP présents, Monsieur Didier Gosuin, député bruxellois (MR), a rappelé la motivation de cette proposition d’ordonnance visant à            « Mobiliser les réserves foncières bruxelloise au profit des infrastructures d’accueil et de logement pour personnes handicapées » et a insisté sur le fait que tous les partis politiques avaient été sensibilisés à cette problématique par les sit-in du GAMP, et que tous étaient concernés, quelle que soit leur couleur politique. Il s’agit en effet d’un problème de société.

Mr. Gosuin a rappelé en outre qu’il avait été sollicité par les représentants des institutions Farra Forêt et Farra Derby.  Ces institutions subsidiées par la COCOF seront contraintes de déménager à partir de 2018 et sont donc à la recherche dès maintenant de nouveaux locaux ou de terrains à bâtir.

Se réjouissant de l’appui de ses collègues, Mr. Gosuin a redit son espoir d’obtenir l’unanimité des formations démocratiques, la liste restant ouverte à d’autres signataires.

 

Monsieur Rudy Vervoort (PS) a précisé qu’il avait voulu dépasser les jeu parlementaire opposition/majorité et que les promoteurs du projet d’ordonnance voulaient donner un signal fort, car trop souvent l’on passe à côté des problèmes graves qui ne sont pas pris en compte, l’intérêt se portant davantage sur les crèches, les écoles ….

 

Monsieur Denis Grimberghs (cdH) a rappelé que la question avait été soulevée lors du sit-in du GAMP au siège de son parti et qu‘il avait dès lors souscrit rapidement à cette proposition, soulignant que celle-ci pouvait induire dans le chef des opérateurs privés, des initiatives de « développeurs de zones ».

 

Monsieur Yaron Pesztat (Ecolo) s’est réjouit de la réflexion appréhendant des nouveaux besoins sociaux et d’une réponse potentielle en terme urbanistique, rappelant que la Région bruxelloiss devait avoir une réflexion du point de vue du développement d’une politique foncière avec une maîtrise qui reste publique.

 

Mme Cinzia Agoni, au nom du GAMP a remercié les 4 parlementaires de formation politique différente et a souhaité que d’autres initiatives voient le jour pour venir en aide aux familles des personnes handicapées de grande dépendance.

Elle a insisté sur l’urgence présente dans certaines familles qui connaissent des situations dramatiques « dont on ne parle pas », assimilant la situation que connaît la Région Bruxelloise en matière d’aide aux handicapés de grande dépendance à un état de « non assistance à personne en danger ».

Elle a également relevé qu’il n’est pas normal que le poids du handicap repose sur les fratries qui consentent d’énormes sacrifices et que par ailleurs, le placement par défaut en institution psychiatrique n’est pas tolérable.

Rappelant une fois encore les besoins d’infrastructures elle a plaidé également pour le respect des droits des personnes handicapées, droit à une vie digne, à un chez soi, à l’intégration dans la société et dans un milieu de vie approprié, formulant l’espoir que le Gouvernement Bruxellois se penche non seulement sur l’ouverture de places mais aussi sur les besoins d’encadrement adapté.

 

 

 

 

 

Avant de répondre aux questions, Mr. Gosuin a expliqué pourquoi il s’agissait bien d’une affaire régionale, et non communautaire. La Région est en effet compétente pour fixer des prescriptions en faveur des personnes handicapées, aussi bien en matière de règlement régional d’urbanisme, que de plan régional d’affectation du sol, de plan régional de développement, ainsi que de logement social.

 

Les questions ont essentiellement porté sur :

 

-          Le nombre de personnes en attente de place : Madame Kempeneers, Présidente de l’Observatoire bruxellois pour l’accueil et l’accompagnement de la personne handicapée, signale, sur base d’une enquête réalisée par l'Observatoire, que 190 demandes différentes ont été répertoriées mais qu’un nombre important de demandes reste inconnu.  En effet, sachant qu’il n’y a pas de places disponibles à Bruxelles, beaucoup de parents ne font même plus la démarche de s’adresser aux institutions existantes ou à la COCOF.

-          La distance entre l’urgence dénoncée et les perspectives urbanistiques à 10 ans : l’ordonnance crée un droit urbanistique et donne une assurance à long terme, elle crée des obligations politiques, mais ne peut répondre aux situations d’urgence.

 

En terminant Madame Agoni a rappelé une fois encore l’impérieuse nécessité d’un refinancement de la COCOF et d’une implication du Fédéral dans cette problématique.

 

Rapporteur : Claire Borchgraeve

02 / 522.05.23